Lyon durcit sa zone à faibles émissions : la verbalisation des Crit'Air 3 est bien réelle
Depuis le 1er juillet 2026, la Métropole de Lyon est passée à la vitesse supérieure dans sa zone à faibles émissions (ZFE) : les véhicules classés Crit’Air 3 qui y circulent sont désormais réellement verbalisés, après plusieurs années de simples courriers d’avertissement. Une bascule qui change concrètement le quotidien de nombreux automobilistes de l’agglomération lyonnaise.
Ce qui change concrètement pour les automobilistes lyonnais
L’interdiction de circulation et de stationnement des véhicules Crit’Air 3, 4, 5 et non classés dans le périmètre de la ZFE de la Métropole de Lyon existe officiellement depuis le 1er janvier 2025. Mais jusqu’à l’été 2026, la collectivité privilégiait la pédagogie plutôt que la sanction. Ce n’est plus le cas : depuis le 1er juillet, les infractions sont désormais réellement verbalisées, avec une amende forfaitaire de 68 euros pour les voitures particulières, deux-roues et utilitaires légers, et de 135 euros pour les poids lourds, bus et autocars.
Cette application effective intervient alors même que l’avenir des ZFE a été débattu au niveau national : un vote de l’Assemblée nationale en faveur de leur suppression a finalement été annulé par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2026, laissant le dispositif pleinement en vigueur. Lyon fait ainsi partie des agglomérations les plus strictes de France sur ce sujet, aux côtés de Grenoble, alors que d’autres métropoles comme Paris ont pour l’instant choisi de ne pas verbaliser.
Des dérogations pour limiter l’impact sur certains usagers
Conscient que la mesure touche particulièrement les foyers modestes ou les actifs aux horaires atypiques, le Grand Lyon a mis en place plusieurs dispositifs de dérogation :
- La dérogation « Petit Rouleur », qui octroie 52 jours de circulation autorisée par an dans le périmètre de la ZFE malgré un véhicule Crit’Air 3.
- Une dérogation pour les travailleurs en horaires décalés, valable jusqu’au 31 décembre 2026, réservée aux véhicules Crit’Air 3 circulant entre 21h et 6h, dans la limite de 52 jours par an également.
- Des exemptions ciblées pour certains véhicules professionnels ou d’intérêt général, à demander directement auprès de la Métropole.
Pour les habitants de l’agglomération concernés par ces restrictions, plusieurs pistes existent afin de continuer à circuler sereinement : vérifier son immobilier professionnel et ses trajets domicile-travail pour évaluer l’impact réel de la ZFE, se renseigner sur les aides locales au changement de véhicule, ou encore privilégier les alternatives de mobilité (transports en commun, covoiturage, vélo) sur les trajets les plus courts.
Une tendance qui s’étend à d’autres villes françaises
Le cas lyonnais illustre une dynamique plus large : sept nouvelles agglomérations, dont Bordeaux, Nantes ou Dijon, ont rejoint le dispositif ZFE en 2026, portant à 43 le nombre de métropoles de plus de 150 000 habitants concernées. Les règles restent toutefois très différenciées d’une ville à l’autre, ce qui impose aux automobilistes de vérifier précisément la situation locale avant de prendre la route, notamment via les guides pratiques disponibles en ligne ou les conseils diffusés par les collectivités elles-mêmes.
Questions fréquentes
Quelles sont les amendes encourues dans la ZFE de Lyon ?
Depuis le 1er juillet 2026, l’amende forfaitaire est de 68 euros pour les voitures particulières, deux-roues et utilitaires légers, et de 135 euros pour les poids lourds, bus et autocars circulant en Crit’Air 3 dans le périmètre.
Existe-t-il des dérogations pour les véhicules Crit’Air 3 à Lyon ?
Oui, notamment la dérogation « Petit Rouleur » (52 jours de circulation autorisée par an) et une dérogation pour les travailleurs en horaires décalés circulant la nuit, valable jusqu’au 31 décembre 2026.
Les ZFE vont-elles être supprimées en France ?
Non : un vote de l’Assemblée nationale en faveur de leur suppression a été annulé par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2026, ce qui maintient le dispositif en vigueur dans les métropoles concernées.